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Live report OLIVIA à La Locomotive (06-07-2007)
Par Shito, le 12-07-2007 à 00:37:00
Vendredi 6 juillet 2007. Avec un petit quart d'heure de retard devant une salle pas tout à fait pleine (environ 800 personnes sur une capacité de 900), OLIVIA fait son entrée sur la scène de la Loco, précédée de peu par ses musiciens. Malgré la séance de dédicaces organisée l'après-midi même à la Japan Expo et la lourde promotion orchestrée par Wasabi Records, tous les billets n'ont en effet pas été vendus, la faute sans doute à un tarif assez dissuasif. Pieds nue, vêtue d'une robe noire courte aux manches bouffantes qui lui découvre le dos, et affublée de deux petites queues de cheval sur le haut du crâne, la chanteuse -malheureusement- essentiellement connue en France pour ses travaux sur l'anime NANA est chaleureusement acclamée par la foule et ne perd pas de temps en bavardages : déjà rugissent les guitares pour un concert qui s'annonce résolument rock !
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Premier constat : la qualité du son est assez mitigée. L'introduction de Stars Shining Out, première piste du concert, augure du meilleur sur le plan des arrangements live dans un registre rock hard et métallique, martelé par deux guitares électriques, une basse et une batterie très présente. Et cette bonne impression est renforcée par la présence d'une bande playback en soutien avec synths et chorus pour souligner la voix impeccable d'OLIVIA. En somme on en prend plein les oreilles, et c'est bien là le problème : le volume sonore est clairement trop fort et si la saturation des guitares est monnaie courante donc ne choquera pas plus que ça, celle de la voix de l'artiste se révèlera par moments gênante. Plusieurs jeunes spectatrices accompagnées de leurs parents passeront d'ailleurs la moitié du concert à se boucher les oreilles avant de déclarer forfait et de quitter les lieux. Engagée dans une interprétation à mi-chemin entre la diva du rock et la midinette, OLIVIA gratifie le public de son traditionnel sautillement arythmique et instaure d'emblée une ambiance à la fois chargée et enjouée, avec Stars Shining Out et l'excellent SpiderSpins, sur lequel elle se découvre malicieusement l'épaule.

■  Un début de setlist déconcertant à tout point de vue

OLIVIA devant la Loco - © Barks
L'accompagnement s'alourdit encore d'un cran quand l'excellent bassiste d'OLIVIA prend le pouvoir sur Celestial Delinquent, dans une version autrement plus sombre que son équivalent studio : une partie du public semble du coup un peu déconcerté par la tournure complètement hard-rock que prend le concert, à l'image des différents morceaux de l'album The Lost Lolli d'OLIVIA composés pour partie dans une période difficile de la carrière de l'artiste. Pourtant la chanteuse se révèle d'une crédibilité surprenante dans ce registre, tout en sachant très bien nuancer ses interprétations, à l'image d'un Under Your Waves plus lascif où les gémissements se mêlent habilement aux lourds riffs de guitare électrique. Quoi qu'il en soit, il était temps que la foule puisse retrouver quelques repères, et c'est avec enthousiasme qu'elle accueille l'annonce de deux morceaux tirés de l'anime NANA. Starless Night fait ainsi son petit effet avec des arrangements efficaces, assez proches de la version studio, et ce en dépit d'une interprétation en demi-teinte : chevrotante sur les couplets, la voix essoufflée d'OLIVIA retrouve heureusement toute sa puissance sur les aigus des refrains, soutenue par un chorus salvateur en background. Les choses se passent toutefois moins bien sur le morceau suivant : la chanteuse entame en effet les paroles de Starless Night tandis que résonnent les premières mesures de Recorded Butterflies. Il lui faudra près d'une dizaine de secondes pour se rendre compte de son erreur, se retourner vers ses musiciens et embrayer après un blanc destabilisant.

OLIVIA à la Loco
Sur l'ensemble du concert, c'est sans nul doute avec les morceaux de The Cloudy Dreamer qu'OLIVIA s'est révélée la plus à l'aise, et celle-ci n'a d'ailleurs pas caché que ces pistes étaient celles qui lui tenaient le plus à coeur. Il en résulte une série de moments très forts, le premier étant constitué par la performance exceptionnelle livrée par l'artiste sur Cut me free, chanson rock à la ligne de piano planante dont les refrains puissamment braillés s'avèrent littéralement déchirants. Toujours portée par un piano sur bande orchestre, If you only knew au réarrangement plus lourd offre également un rendu superbe en live, notamment grâce aux riffs de guitare électrique qui viennent souligner la mélodie après le premier couplet/refrain. La série des ballades rock prend fin avec Winter Sleep, où la guitare acoustique est progressivement rejointe par un roulement de tambour, puis la guitare électrique et la basse, pour terminer sur un climax sublime où l'ensemble des instruments s'unit à la voix d'OLIVIA devant un public visiblement embarqué.

■  Enfin on lâche les chevaux !

A propos du public d'ailleurs, on ne peut pas dire que jusque là celui-ci se soit montré réellement convaincu, entre la salve hard-rock du début, les erreurs de texte et les chansons plus soft. Les spectateurs se réveillent toutefois lorsqu'OLIVIA annonce que le prochain morceau sera sans doute son prochain single (annonce qu'elle nuance toutefois en se rendant compte qu'elle n'avait peut-être pas le droit de révéler cette information non confirmée !). Et dès ses premières notes, Real Love fait enfin retrouver son énergie à la foule grâce à son refrain à l'efficacité indéniable, qui en fait une piste au potential commercial probant. Manifestement heureuse du répondant que lui offre le public, OLIVIA prend confiance et se lâche un peu, mais c'est là que ça se gâte : en plein milieu du morceau la chanteuse et les musiciens perdent pied et se désynchronisent. OLIVIA finit par s'interrompre, s'excuse platement et demande que l'on reprenne de zéro. On ne s'en plaindra pas : double dose d'une pareille bombe c'est toujours bon à prendre ! Dans la continuité de cette petite merveille, on retrouvera Nothing's gonna take my love (tirée du best-of de NANA) et sa rythmique pop-rock fédératrice doublée d'un solo de guitare électrique jouissif, ainsi que Who's gonna stop it elle aussi énorme avec son refrain scandé sur une ligne de basse succulente jouée par un Yoshiyuki Watabe spectaculaire. La foule adhère, le concert est enfin pleinement lancé ! Grisée, OLIVIA manque de tomber en attaquant Tell Me, où elle reprend son personnage de petite ingénue entre les charismatiques refrains, lesquels sont soulignés d'un effet reeverb particulièrement réussi et suivis d'un nouveau solo complètement dingue.

OLIVIA à la Loco - © Barks
A l'issu de ce passage fiévreux, OLIVIA repose le micro sur son pied et annonce, déjà, la dernière chanson : il s'agit de Wish, également tirée de l'anime NANA. La voix de la chanteuse se révèle assez mal assurée sur le premier couplet mais qu'importe : sur cette piste connue la foule est en délire, et OLIVIA passe de la surprise à la jubilation devant un accueil aussi chaleureux. Les musiciens ne sont pas en reste, et l'on assiste ainsi à un final explosif, tout simplement grandiose. Tandis qu'elle quitte la scène, l'artiste est vivement acclamée par les spectateurs qui la rappellent en frappant vigoureusement des pieds contre le sol. A son retour, OLIVIA commence par présenter ses musiciens : le guitariste kansei du groupe fade, Murochin et Azuma Sakamoto du groupe WRENCH respectivement à la batterie et à la guitare, ainsi que le bassiste Yoshiyuki Watabe, lesquels ont tous travaillé avec l'artiste sur ses dernières productions. Elle en profite pour raconter les mésaventures de ces quatre chenapans dépouillés à la sortie d'un strip club de Pigalle et qui ont dû faire appel à la police pour récupérer leur argent... Le rappel comprendra pour sa part deux chansons. Tout d'abord a little pain, avec comme pour Wish une voix tremblotante heureusement compensée par une orchestration démentielle et le chant du public définitivement conquis. Et puis pour finir, tandis que la foule scande triomphalement le nom de l'artiste, celle-ci entame comme une furie son magistral Blind Unicorn, dont elle livre une interprétation nuancée et complètement déjantée devant un parterre de fans comblés.

Bien qu'ayant mis du temps à mettre réellement le feu à la salle, le pari est pleinement réussi pour OLIVIA qui a finalment livré une performance plus que convaincante. Bluffante de crédibilité dans un registre hard-rock inattendu, elle a en dépit des erreurs de texte (assez nombreuses) assuré un spectacle de grande qualité notamment dans la deuxième partie du concert, bourrée de bijoux pop-rock parfaitement exécutés par un quatuor de musiciens de génie. Quelques regrets toutefois du côté de la tracklist où les morceaux tirés de The Lost Lolli étaient sans doute trop nombreux, d'autant qu'il y manquait le superbe Into The Stars : beaucoup de fans de la première heure auraient également souhaité entendre quelques chansons tirées de son premier opus. Qu'importe, la soirée fut bonne (spéciale dédicace à nos amis suisses que j'ai eu le plaisir de croiser dans la file d'attente) et à en juger de l'enthousiasme avec lequel OLIVIA s'est pliée à l'exercice de la photo devant son public à la fin du show, l'artiste semble également ravie de son passage parisien. Un joli succès donc que ce premier concert dans une salle française d'une artiste majeure de la scène Jpop, que l'on espère suivi par beaucoup d'autres !

Setlist :
01- Stars Shining Out
02- SpidERSpins
03- Celestial Delinquent
04- Under Your Waves
05- Starless Night
06- Recorded Butterflies
07- Cut me free
08- If you only knew
09- Winter Sleep
10- Real Love
11- Nothing's Gonna Take My Love
12- Who's gonna stop it
13- Tell me
14- Wish
ENCORE :
15- A little pain
16- Blind Unicorn

Visuels : mimu / Barks - courtesy of avex trax / Vision Factory
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