mikan music articles
Live report RIP SLYME, Shounannokaze, ET-KING, Kusuo @ Studio Coast (05-10-2008)
Par Shimoa, le 28-10-2008 à 21:43:00
5 octobre 2008, Studio Coast, à Shin-Kiba. L'évènement du soir est organisé par Tôkyô FM, et plus précisément par son émission musicale nommée School of Lock!. Celle-ci organise pour la deuxième année consécutive une série de concerts regroupés sous l'appellation YOUNG FLAG. L'édition 2008 compte quatre évènements : trois ont eu lieu en septembre, clairement axés rock (AKFG, THE BACK HORN, Chatmonchy,...), tandis que le dernier -dont il est question ici- était dans une veine hip-hop/reggae avec RIP SLYME, Shounannokaze, ET-KING et Kusuo.
Studio Coast 0
A 17:00, soit une heure avant le début des réjouissances, les abords de la salle grouillent de monde (ne vous fiez pas à la photo ci-contre). A 18:00, une vidéo se met en route sur l'écran géant du Studio Coast : une animation en cell-shading aux couleurs pastel, parsemée d'une narration écrite touchante, le tout sur une délicieuse mélodie guitare-piano de Base Ball Bear. Une réussite TOTALE que l’on peut voir ici et qui mériterait son propre live report ! Après quoi deux zozos en chapeau melon et bottes de cuir viennent chauffer la salle... et bon sang, ce qu'ils le font bien !! Ils commencent sur un ton relativement sérieux, en présentant l'évènement et les groupes qui vont jouer, puis entrent en mode comique, avant de passer dans le complètement déjanté lorsqu'ils se mettent à chanter ! Au moment de citer chaque artiste, ils demandent au public de faire du bruit pour ceux qu'ils aiment, et bien que RIP SLYME soit en tête d'affiche, c'est Shounannokaze qui l'emporte à l'applaudimètre.
En résumé, la partie "pré-live" fût éclaboussante de maîtrise, de savoir-faire, voire même de classe. On a le sentiment d'être dans un évènement d'envergure, face à des professionnels qui y ont mis les moyens.

■  Kusuo, une force tranquille

L'introduction laisse place au premier artiste de la soirée, la révélation reggae Kusuo. Enfin pas vraiment, car au début seul le DJ et un danseur pour le moins saugrenu sont sur scène, Kusuo chantant depuis les coulisses. Saugrenu le danseur, car vêtu d'un bermuda rose et d'un T-shirt jaune élégamment remonté au-dessus des tétons et d'un ventre rondelet. Puis l'enfant de Kyûshû pointe le bout de son nez et la folie s'empare de la foule. Kusuo aligne une salve de trois titres très dynamiques, soit dans l'ordre new birthday, Come IN NOW!! et ONE LIFE. Suite à quoi le danseur, dont la présence permettait de combler une scène trop grande pour le seul artiste solo de la soirée, s'efface. Le public, lui, n'en finit plus de sauter et une chose qui frappe est la proportion de personnes à avoir apporté une serviette à faire tourner au-dessus de leur tête : on avoisine les 99% !! Le summum de l'émotion, à défaut d'être celui de la frénésie, était voué à être sur 1/6000000000 feat. C&K. Ce titre, LE succès de l'artiste, est justement l'occasion pour C&K de faire leur entrée sur la scène. Un seul bémol, c'est la saturation qui s'entend tout particulièrement sur les couplets des deux accompagnateurs. Mais au terme de la chanson, une minute a capella offerte à C&K montra à quel point ils peuvent atteindre des aigus incroyables. Kusuo, lui, est irréprochable vocalement et dégage une impression de facilité dans tout ce qu'il fait. Calvin & Klein (pardon je veux dire Clievy & Keen) restent sur scène pour ce qui sera la dernière chanson, à savoir Sun Son Sound. Sur l'ultime refrain de cette dernière, "Jabba The Hut" le danseur refait surface : il apporte une bouteille géante d'Oronamin, rappelant que l'évènement est sponsorisé par la marque de boisson gazeuse. [Voir les photos officielles]

■  ET-KING : frères de son

Studio Coast 2
Après un break d'une dizaine de minutes, c'est au tour d'ET-KING de prendre les commandes du STUDIO COAST. Les sept gaillards d'Oosaka font leur entrée sur une musique aux sonorités Enka qui nous renvoie quelques décennies en arrière. Puis le groupe entame les festivités avec son plus gros hit, Itoshii Hito he. Les dernières notes jouées, ils gratifient leurs fans d'un ojigi (salut japonais), témoin qu'ET-KING ne revendique par seulement son origine du Kansai mais aussi son identité culturelle, à l'image de leurs costumes. Les chansons suivantes sont Gift, Beautiful Life et Hareruya, et bien que tout le monde fût comblé, la surpuissance des percussions ternissait l'ensemble. Enfin, leur performance se termina sur Ima, leur nouvelle chanson annoncée le jour même sur leur site officiel et qu'ils jouèrent en exclusivité ce soir-là. Le sentiment qui se dégage d'un live d'ET-KING est l'idée de Groupe. Ils chantent ensemble, ils bougent ensemble, et on a presque l'impression d'avoir sept frères sous les yeux. [Voir les photos officielles]

■  Shounannokaze : Lâchez les fauves

A l'instar de Kusuo, seul le DJ est présent sur scène au début de la performance. Celui-ci nous passe un titre de l'album solo de HAN-KUN (Hotter than hot) afin de réchauffer la salle. Puis le groupe fait son entrée et chante SHOW TIME, dont les paroles parlent justement de Shounan. Ce qui frappe immédiatement, c'est à quel point le volume sonore a augmenté par rapport aux artistes précédents, atteignant un seuil hautement désagréable. Une autre différence notable est qu'ils chantent plus près du public que ne le faisait ET-KING par exemple, créant ainsi une véritable communion. Les Shounannokaze sont des bêtes de scène, et ce n’est plus 99 mais 100% du public qui saute en remuant sa serviette. Et quand 3000 personnes sautent, ça fait vibrer dans tous les sens du terme. Le groupe interprète ses derniers singles (Ougon Sooru, Koi Shigure) tandis que HAN-KUN assume les speechs en chantant. Un HAN-KUN qui a étonnement piétiné sur les passages de Koi Shigure qui partent dans les aigus. Une ballade laisse place à une autre, puisque après Koi Shigure vient Junrenka. Dès les premières notes, quelques dizaines de briquets scintillent dans la salle. Mais c'était une feinte, après le premier refrain le groupe bascule soudainement sur la non moins excellente Suirenka. Sauf que sur cette dernière aussi, ils s'arrêtent en plein refrain... pour faire chanter un couplet au public. On aura quand même droit à notre refrain juste ensuite mais j'avoue ne pas avoir tout compris à la stratégie musicale. Le refrain de Suirenka, qui fut peut-être le point culminant de toute la soirée, a vu RED RICE fatiguer sur les mouvements de bras, comme quoi les kilos en trop ça se paie toujours. [Voir les photos officielles]

■  RIP SLYME : j'vais t'en raconter une bonne...

Studio Coast 3
L'arrivée des têtes de série de la soirée est peut-être la plus acclamée mais voilà, RIP SLYME c'est plat et pendant les chansons on est à des années lumières de la liesse collective atteinte par Shounannokaze. Les deux chapeaux-melon-et-bottes de-cuir de tout à l'heure profitent de la première chanson, Nettaiya, pour faire les pitres sur scène pendant deux minutes. Mais c'était presque superflu, les RIP SLYME et leurs chorégraphies volontairement ridicules assumant la partie rire du spectacle. Pendant Nettaiya, l'écran géant diffuse des images de manuscrits chinois, tandis que Supa Sonic est ensuite accompagnée d'images satellites de synthèse montrant en accéléré un typhon s'abattant sur le Japon. Étrange... Là où les RIP SLYME sont incontestablement très forts, c'est sur les speechs, où ils donnent l'impression d'être mal à l'aise tout en étant très drôles. A titre d'exemple, ce moment où après une vanne morte de Ryô, le DJ joue un sample d'une salle éclatant de rire. Côté tracklist, RIP SLYME fût logiquement le seul groupe de la soirée à offrir un rappel, en l’occurrence avec le titre FUNKASTIC. Avant que le spectacle ne se termine comme il avait commencé : à savoir par un court show des deux maîtres de soirée, suivi d’une vidéo de clôture dans la même veine que l’animation d’ouverture. [Voir les photos officielles]

Que retiendra-t-on de ce live event ? La main de maître avec laquelle Tôkyô FM a géré le projet, du début à la fin et dans tous les domaines, tout en pratiquant des tarifs intéressants. Même le Service Après-vente était inclus, en abreuvant (certes trois semaines après la fin des évènements) le site officiel en un contenu aussi riche que bien organisé. Tôkyô FM a donné une leçon de professionnalisme, et a été justement récompensé par l'euphorie générale et les performances d'artistes talentueux et charismatiques. Des artistes qui devaient se sentir d'autant plus à l'aise qu'ils entretiennent pour la plupart une relation durable avec l'émission School of Lock!. Le mot de la fin ? Vivement l'édition 2009 !!!

Grosses grosses félicitations à l'ensemble des organisateurs et du staff, et remerciements plus particuliers pour l'accueil chaleureux de certains !
Layout :
zone membre
Connectez-vous avec vos identifiants du forum :

login

password

Connexion permanente

Inscription - Mot de passe perdu
Actuellement 71 visiteurs sur le site
publicité
L'Arc~en~Ciel live in Paris DVD
partenaires
Nos partenaires :

Jpopdb CDJapan Yesasia Last.fm SOUNDLICIOUS Wasabi Records J-music Distribution J-music Live J-music Store Higashi Music Orient-Extreme Memorial Hamasaki Anna et Olivia Jmusic Collection AyuAngel French Capsule EMIKO SHIRATORI RURUTIA ARAI AKINO Not Your God


Voir tous les partenaires
recherche
publicité